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10 secrets pour lancer votre carrière en crédit et comptes à recevoir

Il y a depuis quelques années une pression à la hausse sur le salaire des commis au crédit et les agents de crédit débutants. Ce n’est pas le cas pour le salaire des directeurs de crédit. Mais avec la vague de retraites qui arrive dans cette profession, les juniors d’aujourd’hui qui comprennent comment donner de la valeur à leur expérience connaîtront une évolution de carrière rapide. Et s’ils savent comment bien conduire leur carrière en crédit, ils seront en position d’obtenir des postes seniors très bien payés à l’intérieur de 5-10 ans. Voici comment bien lancer une carrière en crédit du bon pied et la conduire pour devenir rapidement le candidat idéal pour la relève des Directeurs de Crédit au moment ou ces salaires seront à leur tour en forte hausse. (Oui, j’ai presque une boule de cristal)

Cet article s’adresse donc à tous ceux qui envisagent une carrière en crédit, ou qui travaillent déjà en recouvrement ou comptes à clients comme un simple job alimentaire , mais n’ont pas réalisé que cela pouvait être une carrière très évolutive. Je m’adresse aussi à ceux qui n’ont aucune idée que ça existe, qui sont peut-être déjà à l’oeuvre dans le service à la clientèle, mais qui aimeraient un peu plus de défis.

Trouver un emploi ou faire carrière en crédit?

  1. Oui, vous avez quelque chose à prouver, au moins pour vous-mêmes.
  2. Toutes les soi-disant « opportunités de carrière » en crédit se ressemblent sur un jobboard mais il faut apprendre à distinguer les postes qui sont des catalyseurs de carrière ou qui mènent vers un emploi qui vous comble.
  3. Comment reconnaître les véritables postes d’apprentis au travers de la masse des postes de « bouche-trous »?
  4. Les titres de postes sont ridiculement tous les mêmes, mais évitez le piège flateur d’être payé avec un titre.
  5. Vous comprendrez pourquoi l’expérience n’a rien à voir avec le nombre d’années en poste.
  6. Pourquoi apprendre sur le tas est dépassé?
  7. Comment éviter de se retrouver au combat sans fusil?
  8. Quelles questions poser pour valider qu’il s’agit d’un poste qui vous propulse et non d’un poste qui vous freine?
  9. Pour l’avancement, faut-il miser sur l’évolution à l’interne ou partir vers de nouveaux défis?
  10. Et finalement où trouver ces postes d’apprentis qui vont mettre votre carrière sur la bonne voie.

 

Qu’avez-vous à prouver pour faire carrière en crédit ?

Prouvez votre talent hors du commun pour le service à la clientèle. Prouvez que vous avez de l’entregent et la capacité d’influencer. Que vous savez vous organiser. Que vous avez un sens analytique et un « feeling » pour apprendre le légal. Prouvez que vous pouvez faire respecter les règles, être systématique sans devenir rigide. Et surtout, que vous n’avez pas peur d’appeler les clients (entreprises) pour les inciter à payer leurs comptes en leur donnant une expérience positive, le tout sans devenir un robot. Pas besoin d’être une « Rock Star », mais autant le dire tout de suite, il vous faudra un brin de charisme pour avancer dans ce métier en plus d’être curieux et motivé par l’excellence. Ces questions sont cruciales pour ceux qui veulent performer dans cette profession.  Si vous voulez juste « faire la job »… et bien, je m’adresserai aux autres.

 

Différenciez les postes en crédit qui vous freinent de ceux qui vous propulsent

Oubliez votre urgent besoin de trouver un emploi.  Oubliez votre urgent besoin de gagner 2 000$ de plus de salaire brute par année.  Oubliez la notion de « job ». Avec un peu de recul, vous ferez les bons choix de carrière et éviterez le piège de l’urgence.  Changer d’emploi comporte aussi des risques donc personne ne veut changer « 4 trente sous pour une piastre ». Malheureusement, la plupart des candidats juniors ne comprennent pas comment identifier vraies opportunités de carrière, ils sont trop occuppé à survivre.  Relaxez, prenez une grande inspiration et constatez que vous pouvez prendre les commandes.

On s’arrache les juniors en crédit à 40 k$ au Québec et au cours de votre carrière il est normal d’évoluer jusqu’à 80 k$ et au-delà. Un poste de commis au crédit est souvent un tremplin vers autre chose, mais vous pouvez très bien choisir d’être commis toute votre vie. (Sincèrement, il n’y a rien de mal.  Il y a 1000 autres façon de s’épanouir autre que la carrière).

Ceci étant dit, si vous avez ce qu’il faut, vous ne devriez pas être contraints à accepter des postes strictement « alimentaires » ; vous méritez des postes qui propulsent votre carrière et alimentent vos passions.

Les postes qui vous freinent

Si l’on vous offre 15-16 $ l’heure pour ce travail, c’est qu’on n’a pas compris que c’est une vraie profession. Fuyez ces emplois poubelles qui ne vous apporteront aucun développement. Lorsqu’on accepte un salaire en dessous du marché, cela devrait toujours être en échange d’un avantage majeur pour la carrière. Or, en général, ces employeurs sont prêts à payer un talent à sa juste mesure.

Les postes qui vous propulsent

Chez RH-Crédit, nous n’offrons jamais un poste en bas de 40 k$ par année ou 20 $/h. Même lorsqu’il s’agit de postes juniors. Pourquoi ? Parce que nous travaillons avec des employeurs qui comprennent l’importance de la saine gestion du crédit et des comptes à recevoir et en font une fonction cruciale. Nous connaissons le marché, c’est notre niche.

 

Le Crédit a besoin d’une vraie relève, pas de bouche-trous

Nos recruteurs parlent régulièrement avec des employeurs en quête de la perle rare. Généralement, on peut résumer leurs besoins par un de ces deux profils et un seul se qualifie pour que nous acceptions le mandat.

Le profil bouche-trou :

« Je cherche un junior avec 2-3 ans d’expérience pour collecter les comptes recevables accordés sans réfléchir à des clients mécontents. Il fera comme il pourra, n’importe qui fera l’affaire, nous offrons 35 k$. On ne trouve personne à cause du bas taux de chômage. Ha oui !, on n’a pas de budget, donc il prendra ses notes sur son âge de comptes. Et on n’a pas le temps de le former, il faut qu’il soit “up and running”. »

Le profil apprentis :

« Je cherche un junior assez “sharp” pour que ça vaille la peine de lui enseigner tout ce que je sais. Il va rapidement apprendre à gérer le risque de crédit, mais il doit déjà avoir la finesse pour collecter les comptes en gardant un haut niveau de service à la clientèle. 40 k$ sans expérience crédit. 45 k$ si le candidat a fait ses preuves, mais démontre assez d’humilité pour apprendre les règles de l’art et la méthode de travail. Oui, il y aura de la formation payée. On veut quelqu’un qui va évoluer dans l’entreprise. »

 

Évitez les faux postes de Directeur Crédit

Chez RH-Crédit, nous refusons les postes juniors qui vont vous appâter avec un faux titre de directeur, ou de responsable, mais ne vous offriront ni formation, ni encadrement, ni outils, ni exigences élevées, et vous donneront comme seul défi le stress d’aller à la guerre sans fusil.

Trop de praticiens du crédit se retrouvent sous-développés, parfois sans s’en rendre compte, après 10 ans dans un tel contexte. Leurs titres mal choisis fait peur : on les croit surqualifiés alors qu’ils ont encore tellement à apprendre. Certains ont la sagesse de s’en rendre compte. Mais malgré 10 ans passés dans un poste du genre de ceux qui vous freinent, certains affichent un gros égo et pensent qu’on peut vendre des années d’expérience comme du riz blanc.

 

Votre expérience n’est pas une commodité : c’est la qualité qui lui donne sa valeur, pas la quantité.

Qu’on se comprenne : je reconnais la valeur de l’expérience, mais je crois qu’on a tendance à confondre expérience avec longueur de temps.

« La question n’est pas de savoir depuis combien de temps vous gérez du crédit, mais si vous l’avez bien géré durant ces années. »

L’expérience, c’est tirer une leçon des événements, pas seulement subir les événements. Cela suppose d’apprendre de ses erreurs. Pour cela, il faut identifier les erreurs et faire beaucoup d’analyse, de réflexion et de recherches pour ensuite éviter de les répéter et modifier ses procédures. Pas de correction = pas d’expérience.

Soyons honnêtes : vous vous allongeriez sur la chaise d’un dentiste qui apprend sur le tas ? Comme chef d’entreprise, certains confient bien votre actif le plus liquide à un employé qui apprend sur le tas…

 

Apprendre sur le tas, c’est dépassé

C’est vrai qu’il fût un temps glorieux où les pionniers du crédit ont beaucoup appris sur le tas, dans les années 70. La business était plus simple, le monde tournait moins vite et la connaissance était moins disponible. Toute ma compassion pour leurs vieux os qui ont reçu des coups pour que les plus jeunes ne soient pas obligés de souffrir autant. Aujourd’hui, ça ne fonctionne plus comme ça pour 2 raisons :

Premier problème : apprendre de ses erreurs coûte cher

Combien d’employeurs disent encore que leurs employés n’ont pas le temps d’aller en formation ou qu’ils n’ont pas de budget de formation ? Mais cela ne les dérange pas de subir une mauvaise créance de 50 k$ qu’un gestionnaire de crédit bien formé ou bien coaché aurait pu éviter. Leur agent de crédit n’a pas une journée à investir en formation, mais il peut se permettre de perdre son temps toute l’année avec des méthodes de travail inefficaces et dépassées. La clé ici, c’est la complaisance. Tout le monde fait semblant que l’excellence n’existe pas et que pour être bon, il suffit de garder ses fesses sur sa chaise et de travailler dur. Sans cette complaisance, le gestionnaire de crédit qui « apprend de ses erreurs » risque fort d’apprendre à ses dépens.

Deuxième problème : on n’a plus le temps d’apprendre de ses erreurs

La plupart des départements de crédit sont « low staff ». Tout le monde a la pédale d’accélérateur au fond toute la journée. Deux personnes font le travail de trois. On éteint des feux en appelant ça la gestion de priorités, mais personne n’a le temps d’accomplir tout ce qu’il devrait accomplir. À qui voulez-vous faire croire que le personnel a le temps de prendre le recule nécessaire pour prendre pleinement conscience des erreurs, faire les recherches pour identifier les meilleures pratiques et se libérer des opérations quotidiennes pour les mettre en place ?

 

Bref, n’allez pas à la guerre sans fusil et sans formation

Si vous ne voulez pas courir toute votre carrière comme une poule sans tête qui doit faire semblant que tout est sous contrôle, vous faire broyer par un travail absurde que vous ne pouvez jamais réussir à accomplir et sentir que vous êtes le bouc émissaire de tous les risques inhérents aux comptes recevables sans avoir les moyens de les gérer, prenez le temps de bien commencer dans cette carrière.  C’est aussi de cette manière que vous vous assurerez que chacune de vos année comptera pour 2 ou 3 en terme d’expérience. Vous vous souvenez: qualité avant quantité?

 

Choisissez les emplois en crédit qui prévoient une bonne intégration, du coaching, de la formation et les outils pour réussir.

Vous ne perdrez jamais si vous choisissez de travailler pour des Directeurs de crédit qui en savent plus que vous et qui aiment transmettre leurs connaissances. Posez des questions sur leur plan d’intégration et le niveau de « coaching » qui vous sera accordé.

Choisissez aussi des employeurs qui ont des exigences élevées et des attentes claires. Ils sont généralement mieux organisés et investissent dans les bons outils. Ont-ils une politique de crédit écrite ? Ont-ils un logiciel de recouvrement et des méthodes standardisées pour tous les membres de l’équipe ? Comment mesurent-ils le succès des gestionnaires de crédit ?

La formation offerte par des experts est aussi un atout à ne pas négliger. Trop de professionnels du crédit se voient refuser l’accès à une formation de qualité sous prétexte qu’ils « font la job », une manière flatteuse de leur dire que ce n’est pas assez important. Si une opportunité de carrière en crédit inclut une formation payée pour devenir Gestionnaire de Crédit certifié (GCC) sur votre temps de travail, sautez dessus. Si l’on vous rembourse les frais de formation pour votre « Certified Crédit Professional » (CCP), pareil : n’attendez pas un autre poste qui vous les refuserait…  Et pourquoi ne pas commencer vous même par des formations en ligne reconnues pour le GCC?

 

Vos premiers postes en crédit comptent au moins autant que vos premières relations amoureuses.

Heu… pas certain, mais vous voyez le topo… Si vous commencez dans le métier au sein d’un département de crédit et comptes à recevoir bien rodé, bien organisé, vous apprendrez à bien travailler. Si l’on y applique les meilleures pratiques et tous les moyens pour une gestion du risque optimum, vous développerez votre expertise et votre tolérance au risque. Si vous avez un bon mentor, profitez-en. Les Yoda du crédit vont prendre leur retraite d’une minute à l’autre la « Force » risque d’être perdue à tout jamais. Si vous êtes au bon endroit au bon moment, en sachant choisir les premiers postes de votre carrière en crédit , vous entrerez dès le début dans une sorte de caste, comme un « Jedi » du crédit.

Vous commencez à comprendre le truc ? En 2-3 ans de vraie expérience, guidée et éclairée par l’expertise des meilleurs, vous serez déjà prêts pour des postes à 45 k$-50 k$. Et après ?

 

Les meilleurs employeurs ont un plan pour les meilleurs employés

La meilleure manière d’obtenir une augmentation de salaire, c’est d’augmenter proactivement votre valeur sur le marché. Après 2-3 ans, si vous avez la piqûre du crédit et avez envie de pousser votre carrière, ce sera facile. Le bon employeur ne fait pas que développer son personnel, il lui ouvre des portes à l’interne pour récolter tout le talent qu’il a semé dans cet employé.

S’il n’y a pas de développement à l’interne ? Soit vous aimerez tellement votre travail que vous ne voudrez plus partir, soit vous partirez la tête haute et le cœur léger vers de nouveaux défis.

Un tsunami de retraites se prépare parmi les directeurs de crédit au Québec. Nombreux sont ceux qui n’ont aucune relève et seuls les candidats les mieux préparés pourront assumer ces fonctions.

 

Où trouver des postes de commis au crédit ou agents de crédit juniors pour lancer votre carrière ?

Ce n’est pas si facile que ça en a l’air. Comme cabinet de recrutement spécialisé en crédit et comptes à recevoir, RH-Crédit recrute des professionnels du crédit de tous les niveaux, mais il faut admettre que les juniors sont très demandés.

Pour nous distinguer de la masse, et parce que notre vision du succès n’est pas soumise au volume, nous avons dû apprendre à reconnaître les postes qui sont de vraies opportunités de carrière. Les mandats juniors que nous acceptons sont généralement des postes sous la supervision de mentors qui feront évoluer rapidement les candidats et les aideront à devenir de vrais professionnels du crédit.

Nos postes juniors ne sont jamais des bouche-trous, mais toujours des apprentis, bien payés. Pour cette raison, ils peuvent aussi intéresser des candidats intermédiaires qui ont une certaine expérience, mais qui veulent passer à un autre niveau. Des candidats qui veulent laisser une job pour commencer une carrière.

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Youri Pinard

Youri Pinard

Chef du recrutement chez RH-Crédit
Youri Pinard, GCC, est un recruteur de précision spécialisé dans le domaine du crédit commercial et des comptes à recevoir. Riche d’un bagage de praticien Gestionnaire de Crédit Certifié, il a supervisé la gestion de crédit dans plusieurs industries, développé et animé des formations pour des organismes réputés et contribue toujours au développement et à l’épanouissement de cette profession en partenariat avec différentes organisations influentes et joueurs clé d’un grand réseau de contact axé sur la carrière en crédit.

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